SOCIAL DISORDER : le nouveau souffle punk de la scène locale
Il y a parfois des groupes qui débarquent sans prévenir, bousculent tout sur leur passage et redonnent à la scène locale ce sentiment d’urgence qu’elle attendait. SOCIAL DISORDER fait partie de ceux-là. Du haut de leur petite majorité (entre 17 et 19 ans) ces quatre jeunes musiciens viennent d’annoncer la sortie de leur tout premier album, fruit d’une énergie brute, d’une sincérité désarmante et d’un parcours déjà atypique. Entre un premier EP bricolé main dans la main dans une cave et un CD pirate passé sous le manteau, le quatuor a su faire de la débrouille une marque de fabrique avant même d’entrer en studio.
Derrière ce nom évocateur, SOCIAL DISORDER signe un son à la croisée du punk et du rock alternatif, empruntant autant à la rage des débuts de Nirvana ou de The Clash qu’à la poésie désenchantée de groupes actuels comme Fontaines D.C. ou Idles. Le résultat, c’est un mélange d’urgence adolescente, de colère sociale et d’élan vital irrésistible. Sur scène, le groupe dégage une intensité rare : guitares saturées, chant écorché, batterie cinglante, et surtout cette sincérité que rien ne peut feindre.

Ce premier album, enregistré entre le printemps et l’été, capture cette énergie dans son essence la plus brute. Les titres s’enchaînent avec la cohérence d’un manifeste : celui d’une génération lucide, un peu désabusée, mais toujours prête à en découdre. Il ne s’agit pas simplement de jouer vite et fort, mais de faire résonner une voix collective, celle d’une jeunesse qui refuse de se taire. Là où beaucoup de groupes de leur âge se perdent dans les tendances, SOCIAL DISORDER trace sa propre voie, indépendante et décidée.
Leur histoire commence modestement. Quelques répétitions dans un garage, un vieux micro prêté, un ordinateur fatigué : le strict nécessaire pour enregistrer leur premier EP « Fuck Them All » en mode DIY. Ce projet artisanal, distribué sur les réseaux et lors de concerts improvisés, leur a valu les premiers retours enthousiastes d’une scène locale avide de renouveau. Puis il y a eu ce fameux CD pirate, qui a circulé lors d’un festival underground. Gravé à la main, tiré à quelques dizaines d’exemplaires, il est vite devenu un petit objet culte, symbole de leur esprit collectif et sans compromission.

Aujourd’hui, SOCIAL DISORDER franchit un cap. L’album « Nothing Works« , enregistré dans un petit studio de la région, s’annonce comme un condensé de tout ce qui fait leur force : des textes lucides sur l’ennui, la rébellion ou la quête d’identité, portés par une musique nerveuse mais toujours mélodique. Les morceaux, oscillant entre riffs tranchants et accalmies introspectives, révèlent une maturité impressionnante pour un groupe aussi jeune. On sent le travail, les nuits passées à peaufiner les arrangements, à trouver le bon équilibre entre punch et émotion. 11 titres dont aucun ne te laissera indifférent.


Mais c’est surtout sur scène que SOCIAL DISORDER se révèle totalement. Ceux qui les ont déjà vus savent : le groupe ne triche pas. En concert, chaque morceau devient une déflagration. Les corps s’entrechoquent, le public reprend les refrains, et l’on ressort de là comme après une tempête. Là réside leur plus belle qualité : cette capacité à fédérer, à faire vibrer la salle entière, quels que soient l’âge ou les origines des spectateurs. Leurs concerts ne sont pas de simples prestations, mais des moments de communion électrique, où l’on se rappelle pourquoi le rock et le punk demeurent essentiels.
Malgré leur jeune âge, les membres de SOCIAL DISORDER savent ce qu’ils veulent. Pas question de brûler les étapes ni de céder aux sirènes d’une réussite trop rapide. Ils construisent pas à pas, investissant chaque centime gagné dans leur matériel, dans la promo, dans les clips qu’ils réalisent eux-mêmes. Cette obstination, cette foi dans la musique, force le respect et annonce une trajectoire prometteuse. Leur authenticité et leur travail acharné leur ont déjà valu le soutien de nombreux acteurs de la scène locale, des salles aux collectifs d’artistes.
L’année à venir s’annonce donc chargée : la sortie de cet album est prévu en mars 2026 et le groupe prépare déjà sa tournée 2026. Mais au-delà de la simple carrière, SOCIAL DISORDER incarne quelque chose de plus large : le renouveau d’une scène indépendante souvent reléguée à la marge, mais toujours vivante et bouillonnante.
Pour ceux qui suivent les mouvements underground, un conseil : retenez bien ce nom. SOCIAL DISORDER fait partie de ces groupes que l’on découvre dans une petite salle, avant de les voir conquérir des scènes bien plus grandes. Leur album n’est pas seulement une sortie discographique, c’est un signal fort, une promesse d’avenir pour une génération qui n’a pas dit son dernier mot.
Contact et commande de l’album :
[email protected] et https://www.instagram.com/socialdis0rder/
Enjoy !




