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Entrevue BLACKRAIN

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Ils viennent de Haute Savoie, mais on pourrait croire qu’ils sortent tout droit du Sunset Strip de Los Angeles. BlackRain, c’est ce groupe qui prouve qu’on peut faire du gros rock en France sans demander pardon, sans baisser les yeux et sans rentrer dans une case en carton. Les vieilles étiquettes glam, ils les ont rangées au placard avec les fringues trop serrées et les clichés fatigués. Aujourd’hui, BlackRain avance libre, solide, affûté, avec un hard rock assumé, mélodique et taillé pour la scène.

À l’heure où le groupe s’apprête à faire trembler la Mainstage du Hellfest et à investir le Trianon à Paris, une chose est claire : la machine est lancée et elle ne compte pas lever le pied. Dans les loges, pas de pose ni de cinéma. Une équipe soudée, des souvenirs et galères bien digérés, des influences larges et décomplexées, sans frontières ni œillères, avec cette même envie de surprendre et de bousculer les attentes.

Alors qu’ils s’apprêtent à retourner retourner la terre battue du Hellfest et à investir le Trianon, on a voulu savoir ce qui se passait vraiment dans leurs têtes. Rencontre avec un groupe qui a décidé de contester l’improbable… avec le sourire.

L’ENTREVUE

MadBreizh : Votre groupe en trois mots. Interdiction de dire métal, brutal ou passion. BlackRain : Écoute, rock, mélodie… et énergie !

MadBreizh : Tu aurais pu dire « Glam » aussi, non ? BlackRain : Non.

MadBreizh : C’est un mot interdit ? BlackRain : Ce n’est pas interdit, mais je ne suis pas sûr que ça corresponde réellement à ce qu’on fait aujourd’hui. Ça fait quelques années déjà que j’essaie de sortir de cette étiquette réductrice. J’ai l’impression qu’elle nous enferme dans une case et nous impose des limites qui nous desservent.

MadBreizh : D’accord, c’est un point de vue. Moi, je vous qualifierais plutôt de Heavy Metal, tout simplement. BlackRain : Écoute, moi j’aime bien dire « Hard Rock ». Je pense que c’est ce qui correspond le mieux à notre musique.

MadBreizh : Deuxième question : votre actualité en trois mots. Interdiction d’utiliser album, tournée ou projet. BlackRain : Ok… Trianon à Paris, Hellfest, et… c’est dur sans dire le mot « album » ! Allez, je rajoute : surprise.

MadBreizh : Surprise, très bien ! Hellfest, ça veut dire qu’on vous y verra en 2026 ? BlackRain : Ouais, on a l’honneur d’y retourner pour la prochaine édition. On y avait joué en 2019, donc ça fait quelques années. On se languit de refouler cette scène mythique. On aura bien entendu d’autres dates, mais on a aussi d’autres choses sur le feu dont on ne peut pas encore parler… mais c’est très intéressant.

MadBreizh : Vous savez déjà sur quelle scène vous jouez au Hellfest ? BlackRain : Sur la Mainstage 2, si je ne me trompe pas. On a l’honneur d’ouvrir la journée. C’est une scène avec des groupes exceptionnels comme Iron Maiden ou Helloween, des géants du heavy français des années 80 comme Sortilège, et une référence comme Ultra Vomit.

MadBreizh : Votre dernier concert, une note sur 10 et pourquoi pas 11 ? BlackRain : Le dernier, c’était en Suisse, à Montreux. Une petite salle très sympa, une soirée géniale avec une super ambiance. C’était une excellente façon de clôturer 2025. En plus, ce n’était pas très loin de chez nous. C’était la première fois qu’on jouait là-bas, il y avait beaucoup de connaissances dans la salle. Un très bon moment.

MadBreizh : Si votre musique était une créature mythologique, ce serait quoi ? BlackRain : C’est vrai que c’est le genre de question qu’on ne nous a jamais posée ! Je n’y ai jamais réfléchi, mais… je pense que ça pourrait être une Valkyrie.

MadBreizh : Le membre du groupe le plus relou en tournée, et pourquoi c’est toujours lui ? (Tu n’es pas obligé de répondre !) BlackRain : En fait, aujourd’hui, on est une équipe qui marche vraiment bien. Je pense qu’il n’y a personne de vraiment « relou », on s’apprécie tous beaucoup. On a eu la chance d’intégrer deux nouveaux membres, Francky Costanza à la batterie et Jerem à la guitare. On a l’impression qu’ils ont toujours été avec nous, comme des amis d’enfance. Donc honnêtement, pas de relou dans l’équipe !

MadBreizh : Votre pire souvenir de scène, celui qui revient la nuit ? BlackRain : Il y en a sûrement… Je pense à des souvenirs d’il y a une dizaine d’années. On avait un manager qui avait pris la très mauvaise habitude de monter sur scène en plein concert, sans prévenir. Il coupait la musique, prenait la parole et faisait des interventions super lourdes, complètement malaisantes, qui duraient des plombes. Ça, ce sont de très mauvais souvenirs. J’avoue que parfois, j’en cauchemarde encore !

MadBreizh : Le meilleur compliment bizarre qu’on vous ait fait sur votre musique ? BlackRain : « Bizarre », je ne sais pas, mais le plus beau compliment qu’on nous fait encore régulièrement, c’est : « Je ne vous connaissais pas, et votre musique m’a permis de traverser des épreuves terribles. » Ça nous touche énormément, c’est rare et précieux. C’est ce qui nous motive à continuer.

MadBreizh : Le groupe que vous adorez mais que vous n’avouerez jamais en public ? BlackRain : On n’a pas vraiment de complexe là-dessus. Nos influences sont très diverses. Je n’ai absolument pas honte de dire que si je peux aller voir Lady Gaga, j’y vais volontiers ! Je ne suis plus enfermé dans la case « il faut que ça tape et que ça aille vite ». J’écoute de tout : Joe Dassin, des trucs des années 50-60, les Beastie Boys, Run DMC… Tant que ça me plaît, j’écoute sans complexe.

MadBreizh : Si vous deviez changer de style musical demain sous la menace, vous feriez quoi ? BlackRain : Si je dois changer… Franchement, sans hésiter, je dirais un truc genre Beach Boys. J’adore ! Je trouve leur manière de rocker très intéressante. En short au bord de la plage, une grosse fête au chaud… ça ne me déplairait pas du tout.

MadBreizh : Votre rituel avant de monter sur scène ? BlackRain : Rien de ridicule, c’est assez classique. On essaie de se mettre dans l’ambiance : on écoute du W.A.S.P. ou du Manowar, et on boit deux-trois shots de whisky.

MadBreizh : Le morceau de vous que vous feriez écouter à quelqu’un qui déteste le metal ? BlackRain : On en a pas mal ! On peut partir sur notre ballade Nobody But You. Et pour la suite, je pense que le single qui sort ce vendredi 16 janvier, Dreams, est un bon atout. C’est parfait pour amener quelqu’un qui n’est pas habitué au métal vers quelque chose de plus rock et énergique.

MadBreizh : Justement, tu parles de ce single… Il y a un clip aussi ? BlackRain : Oui, un clip magnifique tourné dans un très vieux théâtre d’Aix-les-Bains, près de chez nous. On a utilisé du gros matos, l’image est vraiment belle, tout comme la chanson. J’espère que les gens vont apprécier.

MadBreizh : Le titre dont vous êtes le plus fier en ce moment ? BlackRain : C’est celui que je viens de mentionner : Dreams. C’est rare que tout le monde s’accorde sur un titre en particulier, mais là, c’est le morceau préféré de chaque membre du groupe. Il est ambitieux, il se démarque. On considère tous que c’est probablement la meilleure compo de BlackRain à ce jour.

MadBreizh : L’influence la plus inattendue sur vos nouveaux morceaux ? BlackRain : L’album est très varié, avec 14 chansons qui explorent plein de styles. Souvent, on me cite des influences auxquelles je n’avais même pas pensé ! C’est difficile à dire, mais on peut peut-être retrouver un peu de Meat Loaf ou de Queen.

MadBreizh : La pire phrase pour résumer votre musique ? BlackRain : Celle qu’on a entendue pas mal de fois : « C’est du Mötley Crüe réchauffé. » C’est une des raisons pour lesquelles je n’aime pas qu’on nous classe en Glam.

MadBreizh : Le meilleur endroit pour découvrir votre musique : casque, bagnole, cave ou catastrophe naturelle ? BlackRain : Je pense que « catastrophe naturelle », ça a un côté profond qui me parle beaucoup. C’est quelque chose de très émotif.

MadBreizh : Le prochain rendez-vous pour vous voir ? BlackRain : Le 28 février au Trianon à Paris, le lendemain de la sortie de l’album ! On jouera avec Overdrivers, un excellent groupe de rock français. Ce sera une soirée exceptionnelle à ne pas manquer.

MadBreizh : Dernière question : en ce moment, vous êtes plutôt en création, en tournée ou en survie ? BlackRain : On est constamment en création. Moi, je n’arrête jamais. J’enregistre beaucoup et on a d’autres projets assez inattendus qui arrivent. Je pense qu’on ressortira des choses très vite.

MadBreizh : Un dernier mot pour la fin ? Et si on te croise, on t’offre quoi à boire ? BlackRain : Venez nous voir en concert si on passe près de chez vous ! On aime bien sortir des loges après le show pour discuter avec tout le monde. En concert, je bois volontiers une bière. Mais dans un endroit plus intime, je suis plutôt vin rouge.

MadBreizh : Merci à toi !

À retenir

  • Single : Dreams, sortie le vendredi 16 janvier, avec clip (ci-dessous)
  • Album : sortie fin février 2026
  • Prochain concert : 28 février 2026 au Trianon à Paris, avec Overdrivers
  • Festival : retour au Hellfest 2026, ouverture de journée sur la Mainstage 2
  • Actualité : création permanente, nouveaux projets déjà en préparation et concerts à venir !

Merci à Replica promotion.

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