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Genghis Khan (The Genghis Kahn Song to End All Genghis Khan EPs), la nouvelle pépite du métal mongol orthopédique et futuriste de NANOWAR OF STEEL
Les Italiens les plus déjantés de la botte sont de retour pour nous prouver que l’Histoire, l’anatomie, l’espace et l’informatique font bon ménage. Dans cet EP monstrueusement audacieux, NANOWAR OF STEEL s’attaque à trois piliers de la civilisation moderne : Genghis Khan, les mathématiques et les pieds. Oui, tu as bien lu… et si tu ne me crois pas, va tout de suite observer le bas de la pochette. Tu ne peux qu’être frappé d’une vision qui te fait dire que le graphiste a soit trop de talent, soit une consommation de stupéfiants tout à fait illégale.
Dès l’ouverture, avec le premier titre « Genghis Khan », c’est la charge héroïque. Ça galope à 200 BPM sur des steppes mongoles reconstituées en studio à Rome. Ce n’est pas juste une chanson sur un mec qui aimait les yourtes. C’est une parodie ultime des groupes de Mongolian Folk Metal (coucou The Hu !). Ils ont recruté Enrico di Lorenzo (un mec qui grogne habituellement dans Hideous Divinity) pour donner un côté « vrai dur » à un morceau qui s’appelle quand même « La chanson de Genghis Khan pour mettre fin à toutes les chansons de Genghis Khan ».
Pour le deuxième morceau, changement d’ambiance. On quitte la Mongolie pour entrer dans l’univers particulier de la fétichisation des extrémités inférieures avec Mikael Sehlin (Amaranthe) en invité surprise, qui vient poser des growls bien gras. Le groupe invente le concept de la ballade olfactive servir la critique acerbe et hilarante des « Meet & Greet » hors de prix où les fans paient pour respirer le même air que leurs idoles. Ici, on te propose le « Feet & Greet ». C’est brillant de cynisme, on y parle d’ampoules, d’ongles incarnés et j’en passe… miam !
Pour le son, fais le vide en toi et imagine un plan à 12 avec RAMMSTEIN, ELECTRIC CALLBOY et EIFFEL 65 dans l’arrière-boutique du podologue. C’est de l’indus-disco ultra-martial. C’est lourd, c’est carré, ça fait « Poum-Tchak » dans ta cervelle avec la subtilité d’un fût de bière qui dévale les monts Altaï. C’est le tube de l’été de janvier qui donne soudainement très envie de s’acheter des claquettes-chaussettes en cuir.
Si tu pensais que le Métal ne pouvait parler que de conquête guerrières ou de bière, il y a le troisième morceau, « IRIDE » qui prouve qu’on peut faire un hymne épique sur la surveillance satellite multispectrale. C’est d’ailleurs le nom d’une vraie constellation de satellites d’observation de la Terre (un projet italien avec l’Agence Spatiale Européenne). Musicalement, c’est un hommage massif aux groupes de Power Métal héroïque comme GAMMA RAY. C’est rapide, c’est glorieux et ça donne envie de naviguer sur Google Earth avec un casque à cornes. Les paroles forment un mélange de termes ultra scientifiques et d’envolées lyriques. Ils chantent la gloire des capteurs infrarouges, de la résolution spatiale et de la surveillance des côtes. Cela parait absurde de chanter les mérites des dispositifs d’imagerie industrielle hautement spécialisés qui voient bien plus que la couleur avec autant de conviction et c’est précisément pour ça que c’est génial. Les mecs arrivent à rendre une réunion de l’ESA plus excitante qu’un concert de MANOWAR.
« Kotlin », la symphonie geek finale. C’est du Power Metal ultra-mélodique, façon DRAGONFORCE mais sous caféine d’informaticien. Le groupe se moque de la guerre entre les développeurs Java (les anciens, les puristes) et les adeptes de Kotlin (les jeunes, les modernes). Ça va vite, les solos de guitare ressemblent à une compilation qui réussit du premier coup et le chanteur monte dans les aigus comme une théière qui siffle sur un feu thermostat 9. Il me semble que c’est le seul morceau au monde où tu peux faire un Wall of death tout en expliquant à ton voisin de fosse comment optimiser son code. C’est brillant, c’est technique, et c’est surtout complètement fou.
Pour finir, la pochette parfait l’ensemble en mettant en lumière l’égo artistique et la surenchère épique avec des couleurs chatoyantes dans une mise en scène littérale des paroles de « Genghis Khan » ; la conquête absurde et définitive d’un thème déjà surexploité racontée avec un sérieux volontairement ridicule. On y voit des disques écrasés au sol symbolisant l’élimination de la concurrence, la conquête musicale ultime illustrée par la charge de cavalerie sans parler des anachronismes chers à l’esprit du groupe faisant référence aux autres titres, l’incrustation de satellite et d’ordinateur.
Bref, cette petite pépite est sortie le 7 janvier 2026 et c’est un EP à écouter de toute urgence rien que pour saluer la prouesse… passer de la conquête de l’Asie centrale au code informatique en passant par l’hygiène plantaire et les satellites, c’est LE grand écart que même Jean-Claude Van Damme n’oserait pas tenter sans échauffement.
La tournée Motocultor Across Europe Tour 2026 a déjà commencé en Allemagne. Les prochaines dates :
– le 30/01/26 à L’Oasis, Le Mans
– le 31/01/26 au Grillen, Colmar
– le 01/02/26 au Kulturwerk, Herford
– le 03/02/26 au Logo, Hamburg
– le 04/02/26 au Colosaal, Aschaffenburg
– le 05/02/26 au Futurum, Prague
– le 06/02/26 au Studio, Krakow
– le 07/02/26 au Randal Club, Brastislava
– le 08/02/26 au Lido, Berlin
– le 15/08/26 au Motocultor Festival, Carhaix
On pourra également les voir sur d’autres événements :
– le 16/05/26 au Live Music Club, Milan
– le 27/06/26 au Summerside Festival, Grenchen
– le 03/07/26 au Time To Rock Festival, Knislinge
– le 12/08/26 au Summer Breeze Open Air, Dinkelbühl
Liste des morceaux :
1. Genghis Khan (The Genghis Khan song to end all Genghis Khan EPs)
2. Feet & Greet
3. IRIDE
4. Kotlin









