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AIRBOURNE écrit une lettre à Lemmy et sort un album qui aurait fait rugir le Motörhead

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AIRBOURNE est de retour. Pas avec un communiqué de presse tiède et une bio réécrite par un stagiaire. Non. Avec une lettre adressée à Lemmy Kilmister. Parce que quand t’es australien, que tu joues du hard rock et que tu veux annoncer un album, c’est comme ça que ça se fait.

L’album éponyme Airbourne sort le 28 août 2026 via Spinefarm Records. Produit par Brian Howes (déjà aux commandes de Black Dog Barking en 2013), enregistré par Mike Fraser (le mec qui a capturé le son d’AC/DC, Aerosmith, Metallica, Rush… autant dire un dieu vivant du studio) et mixé par Zakk Cervini. Ted Jensen s’est chargé du mastering. La dream team, quoi.

Mais avant de parler technique, parlons de la lettre. Joel O’Keeffe, chanteur et guitariste du groupe, a décidé d’annoncer ce disque en écrivant directement à Lemmy. Six ans de boulot résumés dans quelques paragraphes adressés au saint patron du rock’n’roll. Et c’est bouleversant de sincérité.

Le résumé ? Six ans de portes fermées à tout le monde. Des heures, des semaines, des mois à écrire, jeter, recommencer. Puis Mutt Lange et Bryan Adams qui débarquent avec leurs grandes pattes (oui, ce Bryan Adams). Puis un vieux pote, Vick Wright, poète de rue du rock’n’roll selon leurs propres mots. Puis tout le matos chargé dans un semi, direction les Music Farm Studios, planqués dans la jungle australienne près de l’océan. Un endroit entouré de serpents, d’araignées mortelles, de rats et de crapauds géants. (Lemmy aurait adoré, forcément.)

La console utilisée ? Une Neve originale des studios Albert, la même qui a servi pour AC/DC, Rose Tattoo, The Angels. Le son brut de l’Australie qui sort directement des tripes. 12 à 16 heures par jour, des tempêtes qui coupaient le courant, un palmier qui a failli tuer le bassiste Streety, une machine à bande capricieuse mais au son incroyable. Le chaos total. Le rock’n’roll dans toute sa splendeur.

Le groupe a fini l’album au Hothouse Studios de St Kilda à Melbourne, là même où tout avait commencé avec leur premier EP. La boucle est bouclée.

Et les roadies ? Ils adorent. C’était le test ultime, celui que Lemmy leur avait soufflé à l’oreille il y a des années : « Faites une musique que vos roadies aimeront. Parce que ce sont eux qui ont entendu votre truc plus que quiconque. » Mission accomplie.

Le premier extrait dévoilé s’appelle « Kid In A Candy Store ». Avant ça, le groupe avait déjà lâché « Alive After Death (Last Plane Out) », « Christmas Bonus » et « Gutsy ». Autant de cartouches qui sentent l’essence et la sueur.

Joel O’Keeffe résume l’état d’esprit du disque mieux que n’importe quelle plaquette marketing : « Plantons notre drapeau aussi près que possible du sommet, et si nous devons faire la dernière partie de l’ascension sans oxygène, qu’il en soit ainsi. Soyez GUTSY ! »

La tracklist complète :

  1. Gutsy
  2. Alive After Death (Last Plane Out)
  3. Here She Comes
  4. Kid In A Candy Store
  5. Sky High
  6. Who Put The Rhythm In You?
  7. Christmas Bonus
  8. Last Man Standing
  9. Rock ‘N’ Roll Ya
  10. Bogotá
  11. Hells Got No Vacancy
  12. Send Me To Rock ‘N’ Roll Heaven

Six ans. Une jungle australienne. Des serpents. Un hommage à Lemmy. Et douze morceaux de hard rock taillés pour durer. Airbourne sort le 28 août 2026. On a déjà soif.

Essaye notre I.A