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Le Hellfest, c’est 150 000 metalleux déchaînés sous un soleil de plomb. Et cette année, la canicule n’a pas rigolé. La SNSM (Société Nationale des Sauveteurs en Mer, oui, les mecs des canots de sauvetage, reconvertis en anges gardiens du pit) vient de publier son bilan officiel pour l’édition torride de juin. Et autant dire que les chiffres donnent une idée de l’ampleur du truc.
Au programme : 2 800 interventions. Deux mille huit cents. Prenez le temps de laisser ça rentrer. C’est pas une erreur de frappe. Ça veut dire que pendant que tu headbanguais en te croyant immortel, des gens en gilet orange couraient dans tous les sens pour s’assurer que tout le monde rentre chez soi avec ses deux jambes.
Parmi ces interventions, 30 évacuations vers un établissement de soin (hôpital ou clinique). Trente festivaliers qui ont eu besoin d’une prise en charge sérieuse. Coup de chaleur, malaise, blessure… on ne sait pas exactement, mais ça remet les pieds sur terre quand on parle d’un festival en pleine vague de chaleur.
Pour tenir ce rythme de dingue, la SNSM avait déployé pas moins de 150 secouristes sur site. Cent cinquante. C’est presque une armée. Une armée bienveillante qui veille sur nos carcasses déshydratées entre deux sets.
Et attention, la SNSM n’était pas seule dans la bataille. Le SAMU 44 était également présent, avec ses équipes médicales, sans oublier des médecins et infirmier·e·s déployés sur le terrain. En gros, Clisson se transforme le temps d’un week-end en une espèce de ville-hôpital géante avec des riffs en fond sonore. (Avouez que comme description d’un festival, c’est assez unique.)
Tout ça pour dire quoi ? Que le Hellfest, c’est grandiose, c’est cathartique, c’est une expérience de vie. Mais que la chaleur, la foule, l’alcool et trois jours de avec peu de sommeil, ça peut vite tourner au vinaigre si on fait pas gaffe. Boire de l’eau, se mettre à l’ombre de temps en temps, manger autre chose que des frites… ouais, même toi le vieux loup du festival, t’as le droit de prendre soin de toi.
Un immense respect à tous les secouristes et soignants qui bossent dans des conditions de ouf pour que cette fête reste une fête. Ces gens-là méritent autant d’applaudissements que les groupes sur scène.
Rendez-vous l’année prochaine. Avec de la crème solaire cette fois.




