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Lou Koller, voix et âme de Sick of It All, nous a quittés

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La famille hardcore mondiale est en deuil. Lou Koller, chanteur et cofondateur de Sick of It All, s’est éteint des suites d’un cancer de l’œsophage. Il avait 59 ans. Et ouais, 59 ans. Trop tôt. Beaucoup trop tôt.

Pour ceux qui auraient vécu sous un rocher depuis les années 80 (sans jugement), Sick of It All c’est une des pierres angulaires du hardcore new-yorkais. Pas un groupe parmi d’autres. Le groupe. Celui qui t’attrape par le col, te secoue dans tous les sens et te repose différent. Et Lou Koller, c’était son visage, sa voix, son sourire de dingue en plein chaos de fosse.

Le groupe a publié un communiqué qui dit tout, et qui dit bien :

« C’est avec une tristesse immense que nous annonçons à notre famille hardcore du monde entier le décès de notre frère Lou Koller. Le sentiment de perte qui nous étreint en ce moment est accablant. Cette année aurait marqué le 40e anniversaire de Sick of It All ; tout au long de ces années, la camaraderie, l’engagement et l’enthousiasme de Lou sont restés inébranlables. Nous avons perdu un ami cher et un frontman emblématique. Lou avait le don de remonter le moral de tous lors de nos concerts grâce à son sourire et à ses remarques pleines d’ironie ; il savait conquérir le public partout où nous jouions, quelles que soient la culture ou la région du monde. En cette période de profonde douleur, nous tenons à saluer une fois de plus l’aide et le soutien précieux apportés par tous ceux qui ont contribué à la cagnotte médicale de Lou. Vous avez permis à Lou de se sentir unique et profondément aimé tout au long de son combat ces deux dernières années. Son combat a pris fin et il peut enfin se reposer. Espérons qu’il puisse, d’une manière ou d’une autre, voir et ressentir la magnifique empreinte positive qu’il a laissée sur le monde. »

Quarante ans. Sick of It All allait fêter ses quarante ans cette année. Quarante ans à retourner des salles, à faire trembler des planchers, à unir des gens que tout opposait dans des fosses qui ressemblaient à des familles improvisées. Et Lou était au centre de tout ça, frontman solaire dans un genre qu’on imagine volontiers sombre et fermé.

Parce que c’est ça qui rendait Lou Koller unique : son sourire. Dans un monde de gueules fermées et de regards durs, lui il souriait. Il chambrait, il ironisait, il connectait. Peu importe le pays, peu importe la langue, peu importe si la salle était à Tokyo, à Paris ou à Rennes (oui on rêve, mais quand même). Il trouvait le truc pour que tu te sentes concerné, impliqué, chez toi.

Ces deux dernières années, Lou se battait. La communauté hardcore s’était mobilisée autour d’une cagnotte médicale pour l’aider à traverser ça. Et cette mobilisation, visiblement, lui avait apporté quelque chose d’essentiel : se sentir aimé. Se sentir pas seul. C’est con à dire mais c’est exactement ce que le hardcore est censé faire, non ? Créer du lien là où il n’y en a pas. Tenir les gens debout.

Lou Koller a tenu debout toute sa vie. Pour nous, pour la scène, pour la musique qui ne transige pas.

Repose en paix, Lou. La fosse ne sera plus jamais tout à fait pareille. 🤘

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