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METALEARTH V : Sa mission? Son et convictions

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Il y a ceux qui pensent encore que le metal se résume à des soirées capilaires où des types en noir hurlent dans un micro devant des chevelus qui risquent leur cervicales à chaque refrain. C’est sans compter sur le Metalearth. Parce que oui, on peut aimer les riffs qui tachent, les ambiances sombres et les grosses claques sonores tout en se préoccupant de l’état du monde. Mieux encore : on peut utiliser cette passion pour faire passer un message.

Les 13 et 14 novembre, le Metalearth revient à Brest avec cette volonté de faire cohabiter décibels et conscience écologique. Cette année, l’association met le cap sur la pollution plastique des océans, un sujet qui ne manque ni de profondeur ni de gravité. Mais rassurez-vous, on n’est pas là pour assister à un colloque sur le tri sélectif ! Le Metalearth, c’est avant tout un festival, des groupes, des rencontres et une bonne dose d’énergie pour faire bouger les choses.

Le patron aime le black…

Comme d’accoutumée, on attaque le week-end avec des pépites de black metal. Vendredi 13 novembre (quelle date!), on plonge tête la première dans les ténèbres avec trois formations qui ne sont pas venues pour distribuer des fleurs.

Avec BELORE, le black metal prend des accents épiques. De quoi voyager dans des contrées obscures, entre atmosphères grandioses et déferlantes de riffs. SETH, figure du black metal mélodique français, prendra le relais avec son univers sombre et habité, où la noirceur sait aussi se draper d’élégance. Enfin, HEXECUTOR viendra rappeler que le thrash metal n’a rien perdu de sa capacité à cogner. Ici, le black thrash sort les crocs, accélère la cadence et ne laisse guère de place aux temps morts. Une première soirée placée sous le signe des riffs acérés et des ambiances qui sentent bon les abysses.

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…Et le renouveau.

Samedi 14 novembre, changement de décor, mais certainement pas de volume. KOZORIA débarque avec son metal moderne, entre puissance et sonorités actuelles. DUST IN MIND enchaînera avec un Nu metal moderne, un cocktail de lourdeur, d’énergie et d’efficacité taillé pour secouer la fosse. Pour terminer, HEARTLAY nous embarquera dans les méandres du metal industriel, là où les riffs massifs rencontrent les textures mécaniques et les ambiances froides. Trois groupes, trois identités bien marquées et une deuxième soirée qui promet, elle aussi, son lot de décibels.

Le line-up joue donc la diversité sans perdre de sa superbe : du caractère, du volume et des groupes qui ont quelque chose à défendre, au-delà, surement, de leur musique. De quoi satisfaire les amateurs de musiques extrêmes, mais aussi les curieux qui aiment découvrir de nouveaux univers sans se laisser coincer dans leur emballage de zone de confort.

Une association qui fait du bruit pour une bonne raison

Derrière les amplis et les lumières, il y a surtout une association qui entend prouver que le metal peut aussi être un formidable vecteur de sensibilisation. Depuis sa création en 2022, le Metalearth cherche à rapprocher la scène musicale et les enjeux environnementaux, en donnant de la visibilité aux associations qui agissent sur le terrain.

Le principe est simple : profiter de l’énergie d’un festival pour faire découvrir des initiatives, ouvrir la discussion et donner envie de passer à l’action. Associations, expositions, vidéos, animations et rencontres viennent ainsi compléter les concerts. On vient pour la musique, on découvre des combats, on échange et, avec un peu de chance, on repart avec quelques idées en tête. C’est toujours mieux que de rentrer chez soi avec seulement les oreilles qui sifflent !

Évidemment, organiser un festival n’est jamais neutre pour l’environnement. Mais l’idée n’est pas de prétendre être irréprochable : c’est de faire mieux, de sensibiliser et d’entraîner du monde dans la démarche. Et si le metal peut contribuer à faire passer ce message sans perdre une once de sa rage, pourquoi s’en priver ? Venez découvrir, en parallèle aux stands des associations, ce que le festival met en place tous les ans pour impacter de moins en moins son environnement… Sauf le sonor, mais là, ça nous convient bien !

Le Metalearth, ce n’est donc pas simplement une affiche avec six groupes et un discours écologique ajouté en bas de page pour faire joli. C’est une initiative qui tente de faire cohabiter deux univers qu’on oppose parfois à tort : une musique intense, bruyante, viscérale, et la nécessité de prendre soin du monde dans lequel on vit.

Les 13 et 14 novembre, à Brest, venez voir qu’il est préférable de faire du bruit pour une cause plutôt que de faire semblant de ne rien entendre.

Metalearth 2026 : engagé et enragé. Parce que la planète a besoin qu’on monte le son, mais aussi qu’on ouvre les oreilles !

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