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Imminence présente The Black Finale à la Salle Pleyel

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Imminence a signé à la Salle Pleyel une vraie fin de chapitre pour l’ère The Black, avec un show pensé comme un point d’orgue plus que comme une simple date de tournée. Entre setlist de vingt titres, segment entièrement acoustique et présence d’un quatuor à cordes, le groupe a poussé au bout sa vision d’un metalcore hybride, à mi-chemin entre gros riffs et dramaturgie orchestrale.


Ne Obliviscaris : une première partie à la hauteur
En ouverture, Ne Obliviscaris a proposé un set resserré mais dense, dans sa veine progressive/extreme metal à forte composante technique. Là aussi, le violon – celui de Tim Charles, qui assure le chant clair – jouait un rôle clé dans l’identité sonore du groupe, créant un écho naturel avec la proposition d’Imminence. Leur présence en première partie donnait une cohérence globale à la soirée : deux groupes où les cordes sont un vrai pilier de la composition.

Un concept de tournée, pas un concert de plus
The Black Finale était présenté comme une mini-série de dates exclusives en Europe, dont Paris faisait partie, pour clore le cycle de l’album The Black sorti en 2024. L’idée était de revenir dans quelques villes-clés où le groupe jouait dans des petites salles 10 ans plus tôt. Mais cette fois dans des lieux prestigieux comme la Salle Pleyel, pour mesurer le chemin parcouru. Pour Imminence, cette date parisienne faisait donc le bilan – artistique et symbolique – autour d’un disque qui a marqué une montée en gamme dans l’écriture et la production.


Une setlist en trois actes
La setlist parisienne comptait 20 morceaux, structurés en trois grands blocs : ouverture électrique très centrée sur The Black (Heaven Shall Burn, Death By A Thousand Cuts), segment acoustique puis final de nouveau amplifié. Le premier acte alignait plusieurs titres phares récents, avec un son massif mais lisible, qui laissait de la place aux arrangements de cordes joués en live plutôt que « samplés », ce qui a permis de donner un vrai timbre à la performance. Le cœur du show était le passage 100% acoustique, où le groupe a revisité des morceaux comme Alleviate ou Continuum en versions épurées, accentuant la dimension émotionnelle du chant d’Eddie Berg et du violon. Le dernier acte revenait sur les titres les plus lourds de The Black (God Fearing Man), pensés comme une montée en tension jusqu’au final, avec un travail marqué sur les dynamiques entre groupe et quatuor à cordes. Et quel final… une conclusion majestueuse sur le titre éponyme The Black, suivi de Le Noir comme outro.


Scénographie et place de l’ère The Black
Dans une salle habituellement associée au classique, Imminence a opté pour une scénographie sobre mais travaillée : lumières cinématographiques, décor ecclésiastique et mise en avant du quatuor. On pouvait retrouver cette volonté d’un parfait équilibre entre classique et metal que l’on retrouve avec The Black. Le contraste entre la salle assise, le côté quasi théâtral de la scénographie et l’intensité des passages metalcore donnait à l’ensemble une ambiance plus contemplative et moins en recherche de moshpit, sans pour autant gommer l’énergie du groupe. Au regard de la carrière d’Imminence, l’ère The Black apparaît clairement comme le moment où le groupe assume à fond ce positionnement : un projet à la frontière entre post-metalcore, soundtrack et classique, avec le violon comme élément central. Cette tournée finale laisse entendre que le prochain album pourrait pousser encore plus loin l’orchestre.


Réactions du public et bilan
Les retours publiés après le concert soulignent surtout deux points : l’émotion dégagée par la partie acoustique et le caractère « à part » du show. Les fans présents parlent d’un show plus à vivre qu’à pogoter, avec une impression de « concert ultime » qui prend tout son sens pour celles et ceux qui suivent le groupe depuis plusieurs années. Pour un public metalcore habitué aux pits survoltés, cette soirée tenait presque de la parenthèse : un cadre prestigieux, une mise en avant assumée du violon et des cordes, et une écriture qui confirme qu’Imminence renforce son identité et sa créativité.

Vous pouvez retrouver la setlist complète : ici. Merci encore à Veryshow pour l’organisation de cette date !

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