Menu

KREIZ Y FEST 2026 – LIVE REPORT DU SAMEDI 16 MAI Glomel, Étang du Korong

Nombre de vues ): 288

🎧 Version Audio

KREIZ Y FEST 2026 – LIVE REPORT DU SAMEDI 16 MAI Glomel, Étang du Korong

9h17 Le soleil se lève sur l’étang du Korong comme si de rien n’était. Des mouettes percent l’aube de leurs cris stridents sans savoir qu’elles vont bientôt se faire complètement éclipser par des guitares saturées d’ici quelques heures.

14h00 LEEV C’est le premier groupe de l’aprèm et déjà les choses sérieuses commencent. LEEv déboule sur scène avec l’énergie brute de Marie-Pier et ses acolytes qui comptent bien électriser le public. Le pit se forme timidement, sous la pluie, les festivaliers de la veille sont encore en mode survie mais après deux morceaux, même le monsieur en crocs qui était venu « juste pour voir » se retrouve embarquer dans la fraicheur post-grunge franco-canadienne.

15h15 OAKEN SKULL C’est le subtil mélange du black et du thrash metal à la sauce muscadet. C’est rapide, c’est sale, c’est beau. Leur son est viscéral et sans fioritures. Il prend toute son ampleur en live avec des morceaux taillés pour l’impact immédiat sur le public, désormais bien réveillé mais toujours autant mouillé. 16h30 TREGORGONES Vainqueurs du tremplin, les Tregorgones ont joué comme si Ankou lui-même avait branché une guitare électrique et décidé de faire une tournée des festivals. Les canards se sont prudemment mais rapidement éloignés vers l’autre rive de l’étang en entendant le duo de chants gutturaux. Sage décision. En mélangeant habilement le français et l’anglais, les morceaux, portés par des récits épiques, ont hypnotisé le public. On retiendra une performance habitée, une section rythmique en béton armé et une identité sonore remarquable. Un grand moment de cette édition 2026 !

18h00 INFERN Difficile de résister à l’appel du moshpit devant le set d’Infern. Les morceaux de leur album Turn of the Tide passent l’épreuve du live haut la main. C’était lourd, c’était efficace et le public a répondu présent à coup de headbangs synchronisés du début à la fin. Une excellente communion death metal comme on les aime.

19h30 BERNARD MINET METAL BAND Moment charnière de la soirée. Moment de grâce. Bernard Minet, la légende vivante, a définitivement chassé la pluie avec ses ballons géants gonflables. Le show est calibré, la mécanique scénique implacable et l’humour omniprésent, l’ambiance vire à la fête collective ! La surprise du chef, le frontman de BENIGHTED vient radicaliser la prestation, élevant d’un cran la puissance globale du show par la force de son chant extrême. En résumé, Bernard Minet au Kreiz Y Fest, c’est la preuve que l’on peut avoir des patchs de Cannibal Corpse sur sa veste et pleurer de joie en chantant Bioman.

21h30 – BENIGHTED Retour à la réalité avec le choc des poids lourds. Benighted, c’est la tête d’affiche qui rappelle à tout le monde que l’ère de la bamboche et des dessins animés est bel et bien derrière nous. Le pit devient une zone de non-droit internationale. Le son est massif, la foule est déchaînée, et quelque part dans la nuit, les vaches du champ d’à côté demandent à être rentrées à l’étable. Julien et sa bande ont livré un set intense, ultra-généreux et d’une efficacité redoutable, confirmant leur statut de patrons de la scène extrême française. Le tout, sublimé par l’accueil

chaleureux des festivaliers du Kreiz Y Fest.

23h00 CELTKILT Celkilt sur scène, ce n’est pas un concert, c’est un entraînement cardio de haute intensité. Dès l’intro, le combo cornemuse-violon survitaminé, mené par une Ana MacFive en feu, a fusionné avec les gros riffs bien metalcore issus de leurs morceaux récents. Puis vinrent les titres incontournables, les walls of love, les chorégraphies millimétrées, les refrains repris en chœur, les blagues de Titou… ça transpire la joie, la générosité brute, l’émulation, la fête. Les morceaux s’enchaînent à un rythme frénétique, mêlant la technicité irréprochable de la musique traditionnelle à la puissance incisive du punk rock.

00h45 STONEBIRDS Avec leur son lourd et massif, l’immersion dans l’univers hypnotique du trio breton s’est poursuivie sans transition après le show ultra festif de Celkilt, la déflagration de Benighted et le délire nostalgique de Bernard Minet. Les riffs de guitare ultra saturés et la basse qui tapaient directement dans le plexus ont immédiatement captivé ceux qui avaient eu le courage de veiller. La scène, plongée dans des lumières sombres, froides et enfumées ainsi que leur univers psychédélico-mélancolique ont fait de ce show une véritable messe de fin de soirée.

Une conclusion planante et puissante pour cette belle édition Kreiz Y Fest 2026.

Essaye notre I.A

La météo Madbreizh dans ta boîte mail ? C'est ici ! Promis pas de harcèlement, on préfère passer notre temps à l'apéro.