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Nu Delhi ou comment Bloodywood a décidé de transformer ton salon en festival indien sous stéroïdes

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Quand on regarde la pochette de Nu Delhi de Bloodywood on comprend déjà que ce ne sera pas un petit thé tranquille avec des biscuits. Un éléphant mécanique géant posé sur une porte monumentale qui ressemble à un mélange de temple indien et de centrale nucléaire prête à envoyer des riffs dans l’atmosphère. Rien que l’image annonce la couleur. Ça va cogner. Très fort. note

Bloodywood c’est un peu comme si quelqu’un avait pris du metal moderne, une bonne louche de rap, des instruments traditionnels indiens, puis avait secoué tout ça dans un shaker rempli de piments rouges. Le résultat c’est un truc qui tape, qui groove et qui te donne envie de courir dans ton salon avec un drapeau imaginaire sur les épaules.

L’album démarre comme une gifle sonore bien placée. Guitares massives, flow rap qui déboule comme un train lancé à pleine vitesse, puis soudain un instrument traditionnel arrive et là ton cerveau fait un petit bruit étrange. Parce que oui, ce groupe réussit un truc que beaucoup tentent et que très peu arrivent à faire. Mélanger les cultures sans que ça ressemble à un plat raté de cantine. Ici tout s’emboîte parfaitement.

Le chant alterne entre rap ultra nerveux et passages plus mélodiques qui arrivent comme des respirations dans un marathon de riffs. Et ces riffs justement. Ils sont épais comme un mur de béton armé. Mais toujours avec ce groove particulier qui te fait bouger la tête même si tu étais venu écouter ça en mode critique sérieux avec ton carnet et ton air de journaliste respectable. Raté. Au bout de deux morceaux tu es déjà en train de taper du pied comme un kangourou sous caféine.

Ce qui rend Bloodywood vraiment intéressant c’est ce mélange improbable entre message sérieux et énergie complètement festive. Les textes parlent de société, de pression, de colère, de fierté culturelle. Mais la musique reste une énorme machine à faire lever les foules. On imagine très bien le truc en live. Des centaines de gens qui sautent partout pendant que les instruments traditionnels débarquent au milieu du metal moderne comme des invités surprise à un barbecue.

Et puis il y a cette signature sonore. Ces moments où un instrument indien vient se poser sur un riff énorme. C’est un peu comme si ton cerveau entendait deux continents discuter autour d’un ampli saturé. Et ça fonctionne terriblement bien.

Au final Nu Delhi est un album qui ne demande qu’une chose. Être écouté fort. Très fort. Dans une voiture, dans un casque, dans une salle de concert ou dans ton salon pendant que ton voisin se demande si tu es en train de réparer un tracteur ou de lancer une révolution musicale.

Bref Bloodywood réussit encore une fois à faire un disque qui frappe fort, qui groove et qui rappelle que le metal peut voyager très loin sans perdre son énergie. Et moi pendant ce temps là je regarde la pochette avec l’éléphant géant et je me dis qu’un groupe capable d’inventer un truc pareil mérite clairement qu’on monte le volume et qu’on laisse le salon se transformer en mini festival improvisé. Bon là normalement mon amoureuse ne pourra pas me classer dans la catégorie post ado en crise existentielle. Enfin j’espère. Et pour une fois je vais pouvoir écouter ça tranquillement sans devoir aller acheter un scooter pour assumer mes choix musicaux.

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