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VIOLENCE L’entrevue !

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Avant de plonger dans l’entrevue, plantons le décor.

VIOLENCE n’est pas un groupe qui rentre gentiment dans une case en cochant métal ou électro sur un formulaire administratif. VIOLENCE préfère découper la case, la mixer avec une autre, y brancher des machines, des riffs et une bonne dose de sueur.

À la croisée de plusieurs mondes qui n’étaient pas censés se parler, le groupe navigue entre énergie physique, tensions idéologiques et collisions sonores. Ça tape, ça pulse, ça groove, parfois ça dérange, souvent ça surprend. Le genre de musique qui met d’accord les amateurs de grosses guitares et ceux qui aiment quand les basses font vibrer les organes internes. Un ovni assumé, piloté par des musiciens venus d’horizons très différents mais réunis par une même envie. Faire une musique hybride, organique, vivante, et surtout impossible à résumer en une étiquette propre.

Sur scène comme en studio, VIOLENCE ne cherche pas la perfection clinique. Le groupe préfère l’impact, la tension, l’instant où tout peut basculer. Le live n’est pas une reproduction, c’est une épreuve physique. Pour le public comme pour eux.

Bref, VIOLENCE, c’est le genre de projet qui te fait hocher la tête sans trop savoir si tu es en train d’écouter un concert, une rave clandestine ou une cérémonie un peu dangereuse. Et maintenant que les présentations sont faites, on peut passer aux questions.

MADBREIZH
Première question pour démarrer. Votre groupe en trois mots. Interdiction formelle de dire métal, brutal ou passion.

VIOLENCE
Crossover, hybride et engagé. Engagé autant physiquement qu’idéologiquement. Quand on parle de crossover et d’hybride, c’est vraiment quelque chose qu’on constate face au public, que ce soit le public métal ou le public bass et électro. Notre musique est beaucoup plus hybride que ce que j’imaginais au départ. Je pensais faire quelque chose de très métal, mais pour pas mal de gens, c’est perçu comme un ovni.
En réalité, c’est un mélange de nos influences. Moi je viens du métal puis de la bass music, et je produis l’album. Fabio, le guitariste, a aussi un gros bagage métal. Morgan, le batteur, vient plutôt du brutal death très technique. Le chanteur aussi vient de là, même si on est tous ouverts à plein d’autres styles, notamment la musique électronique.

MADBREIZH
Deuxième question. Votre actualité en trois mots. Et cette fois, pas le droit de dire album, tournée ou projet.

VIOLENCE
Alors déjà, une release party. On vient de sortir un LP en vinyle fin novembre. Là, l’idée, c’est de défendre ce qu’on a fait en studio sur scène, ce qui est toujours une vraie joie.
Contrairement à Opus I, qui était très studio et autour duquel on a monté le groupe, on avait déjà deux ans de live dans les pattes quand on a composé ce nouveau LP, The Block. On l’a vraiment pensé pour la scène.
On a déjà fait une première release à l’Empreinte et on sera le 20 mars au Petit Bain à Paris avec As the burn, Horskh et Downterra. D’autres dates arrivent pour le printemps, l’été et la saison suivante.

MADBREIZH
Votre dernier concert. Une note sur dix. Et pourquoi pas onze.

VIOLENCE
Je dirais huit. Le plateau était super, avec Horst d’Anthera, un projet lui aussi très hybride, plutôt néo indus. C’était à l’Empreinte à Savigny le Temple, l’accueil est toujours top là bas, il y a une vraie base de métalleux.
C’était le lendemain de la sortie du disque, on a eu un super retour. Je ne mets pas dix parce qu’il y a toujours des choses qui pourraient être mieux, mais c’est aussi ça le live. Il y a de l’imprévu, du vivant, du non lisse.

MADBREIZH
Si votre musique était une créature mythologique, ce serait laquelle.

VIOLENCE
Méduse. Celle qui te transforme en pierre.

MADBREIZH
Question piège. Le membre du groupe le plus relou en tournée. Pourquoi c’est toujours lui.

VIOLENCE
Je crois que c’est moi. Très probablement moi.

MADBREIZH
Votre pire souvenir de scène. Celui qui revient la nuit.

VIOLENCE
On a joué sous un chapiteau l’été dernier avec une chaleur complètement absurde. On devait être à presque trente neuf degrés. À un moment je n’arrivais même plus à chanter ni à respirer.
Mais paradoxalement, ce n’est pas un mauvais souvenir. Le public était là, ça s’est bien passé. Sinon il y a toujours des soucis techniques, des trucs que le public ne voit pas forcément mais qui nous plombent un peu. Rien qui provoque de vrais cauchemars.

MADBREIZH
Le meilleur compliment bizarre qu’on vous ait fait sur votre musique.

VIOLENCE
Qu’on fait du rap.

MADBREIZH
Le groupe que vous adorez mais que vous n’avouerez jamais en public.

VIOLENCE
J’aurais pu dire Britney Spears avec Toxic. Et Fabio adore Beyoncé. Allez, ça c’est pour lui.

MADBREIZH
Sous la menace, vous devez changer de style musical demain. Vous faites quoi.

VIOLENCE
Du rap. Du drill, pourquoi pas.

MADBREIZH
Votre rituel avant de monter sur scène, même s’il est ridicule.

VIOLENCE
Un gros check entre nous. Histoire de s’ancrer dans le réel.

MADBREIZH
Le morceau à vous que vous feriez écouter à quelqu’un qui déteste le métal.

VIOLENCE
Silence Is Violence. C’est très narratif, ça sort un peu du cadre classique.

MADBREIZH
Le titre dont vous êtes le plus fier en ce moment.

VIOLENCE
Burn It, même si on les aime tous. Et Face the Void aussi, pour son côté très hybride, bass music, drum and bass, breakcore, drumstep. Ça se joue entre ces deux là.

MADBREIZH
L’influence la plus inattendue sur vos nouveaux morceaux.

VIOLENCE
La vibe breakcore. Pour moi, ce sont des scènes assez proches. Le breakcore, c’est un peu des métalleux qui font de la jungle extrême. Et sur Face the Void, il y a un vrai passage drum and bass de seize mesures.

MADBREIZH
La pire phrase possible pour résumer votre musique.

VIOLENCE
Que c’est du rap. On me l’a déjà dit. Il y a des influences bass, oui, mais pas de rap.

MADBREIZH
Le meilleur endroit pour découvrir votre musique. Casque, voiture, cave ou catastrophe naturelle.

VIOLENCE
En voiture. Sans hésiter.

MADBREIZH
Le prochain rendez vous à ne pas rater.

VIOLENCE
Le 24 janvier au Zinor à Montaigu, près de Nantes et pas loin de Clisson.

MADBREIZH
En ce moment, vous êtes plutôt en création, en tournée ou en survie.

VIOLENCE
Plus du tout en création. En tournée, clairement. Et toujours un peu en survie.

MADBREIZH
Dernière question. Si on te croise, qu’est ce qu’on t’offre à boire.

VIOLENCE
Une bière. Ou du vin rouge, selon l’heure.

MADBREIZH
Merci.

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