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Zakk Wylde rallume le feu, et Ozzy n’est jamais bien loin

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Il y a des albums qui arrivent comme une nouveauté. Et puis il y a ceux de Black Label Society qui débarquent comme un vieux pote tatoué qui défonce la porte sans prévenir, pose une bouteille sur la table et te dit que la nuit va être longue.

Le nouveau disque est là. Pas pour séduire. Pas pour suivre une tendance. Juste pour rappeler que le riff, le vrai, celui qui grince et qui vit, n’a jamais signé de contrat avec la modernité.

Chez Black Label Society, on ne fait pas semblant. Les guitares sont épaisses, rugueuses, parfois presque fatiguées, comme si elles portaient des années de route, de concerts et de nuits trop courtes. Et au milieu de tout ça, il y a toujours cette signature, cette façon de faire pleurer une guitare sans tomber dans la démonstration vide. Ce n’est pas un album qui cherche à impressionner. C’est un album qui s’installe.

Entre prière et coup de poing

Zakk Wylde a toujours joué sur cette ligne étrange. Un pied dans la baston, l’autre dans une forme de recueillement presque religieux. Et ici, ça se sent encore plus.

Certains morceaux frappent, d’autres respirent. Il y a des passages qui ressemblent à des confessions, des moments où le son se fait plus nu, plus fragile. Et puis d’un coup, tout repart, comme si quelqu’un venait de rallumer la machine intérieure.

C’est brut, mais c’est jamais vide.

L’ombre d’Ozzy plane encore

Impossible d’écouter cet album sans penser à Ozzy Osbourne. Pas comme une référence lointaine, mais comme une présence.

Zakk ne fait pas juste un clin d’œil. Il rend hommage à sa manière, sans discours, sans panneau lumineux. Ça passe dans les mélodies, dans certaines intentions, dans cette façon de laisser respirer les notes plutôt que de les empiler.

On sent le respect. On sent l’histoire commune. Et surtout, on sent que ce lien n’est pas figé dans le passé. Il vit encore dans chaque note un peu plus lente, un peu plus lourde.

Un disque qui refuse de vieillir

Il n’y a rien ici qui cherche à être nouveau. Et c’est justement pour ça que ça tient debout. Black Label Society continue de faire ce qu’il sait faire de mieux. Un metal ancré, sincère, sans maquillage. Pas toujours propre, pas toujours lisse, mais toujours honnête.

Et au fond, c’est peut-être ça le luxe aujourd’hui. Un album qui ne te demande pas de l’aimer. Juste de l’écouter, fort, et de voir ce qu’il reste après.

Tracklist :

01. Name In Blood

02. Gatherer Of Souls

03. The Hand Of Tomorrows Grave

04. Better Days & Wiser Times

05. Broken And Blind

06. The Gallows

07. Above & Below

08. Back To Me

09. Lord Humungus

10. Pedal To The Floor

11. Broken Pieces

12. The Stranger

13. Ozzy’s Song

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