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En cette fin des années 80, le thrash se cherche encore entre brutalité primaire et démonstrations techniques. Trois Suisses débarquent avec des idées plein les amplis et une précision d’horloger à faire pâlir Genève tout entière. Coroner n’est pas là pour faire comme les autres. Non. Le trio affine, cisèle, dissèque le riff comme un chirurgien du son, et impose une signature aussi froide qu’intelligente.
Formé dans l’ombre bienveillante de Celtic Frost, le groupe ne tarde pas à sortir des sentiers battus. Là où beaucoup foncent tête baissée, Coroner prend le temps de construire. Les albums s’enchaînent, de R.I.P. à Mental Vortex, et très vite, une évidence : le thrash peut être technique sans être chiant, complexe sans être indigeste. Une hérésie pour certains, une révélation pour les autres.
Puis, le manque de soutien du label de l’époque à Coroner transmute le band en cette entité presque mythologique que l’on cite du bout des lèvres, entre connaisseurs, comme un secret trop bien gardé.

Après quinze ans de silence, de refus de se produire et d’accompagnement de Stéphane Eicher (pour Tommy Baron), ils cessent de déjeuner en paix et se mettent en mouvement.
Merci le Hellfest qui les accueille en 2011. (J’adore Coroner !)
En cette année 2026, le trio helvétique reprend la route, et pas qu’un peu : une tournée française est annoncée mes amis !
MadBreizh est là pour vous donner les p*tains de dates à retenir pour 2026 !
24 Septembre Mulhouse
25 Septembre Paris
26 Septembre Grenoble
Pour moi, Coroner n’est pas seulement de la musique. C’est une démonstration. On présente le peuple suisse comme rigoureux, tranquille et chaleureux. Coroner colle à ces adjectifs car sous ce tempo plutôt câlin, vous allez bouillonner.
Petite démo pour que tu découvres, si besoin : Mate moi ce Grin (Nails Hurt) de 1993








