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La déferlante de groove par les excellentissimes maîtres du style, Lamb of God

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Le 13 mars dernier, Lamb Of God a lâché Into Oblivion. Ce 12e album est véritablement une pépite tant dans l’exécution que dans le message qu’il cherche à transmettre ! Si tu cherchais un disque pour méditer tranquillement, passe ton chemin. Ici, on parle de métal qui te prend à la gorge et qui ne lâche rien avant que tu ne sois en nage au milieu de ton salon.

Ce qui rend cet album complètement dingue, c’est cette science du groove que seuls ces mecs-là possèdent.  Mark Morton et Chris Adler ont pactisé avec le diable de la rythmique. Les riffs sont énormes avec un côté pendulaire que l’on ressent vraiment dans Sepsis par exemple. C’est du lourd, ça rebondit dans tous les sens avec une précision chirurgicale qui frise la démence. Art Cruz, c’est tout simplement le moteur du chaos qui a su insufflé une énergie sauvage, presque tribale dans ces nouveaux morceaux. Quant à Randy Blythe, est-ce qu’il vieillit vraiment ? Sa voix sur Into Oblivion est plus abrasive que jamais. Dans El Vacio, le morceau qui m’a le plus touché, il ne se contente pas de hurler contre le silence de l’univers (« I shout into the crater, but the echoes never return »), il exprime sa rage avec une force d’outre-tombe, d’un ton grave presque « Mansionnien ».  On ne peut que ressentir ce trou béant, dont il fait référence, que laisse quelqu’un ou quelque chose qui disparaît de ta vie et la lutte pour ne pas se laisser aspirer par ce néant. C’est l’esprit de l’album poussé à son paroxysme car après avoir dénoncé la société et la technologie dans les autres titres, dans ce titre, il s’attaque à la solitude existentielle. Le tout magistralement orchestré par le passage du calme oppressant au groove massif de la fin, qui illustre parfaitement l’idée que même dans le vide absolu, il reste cette étincelle de colère qui te maintient en vie.

Pour résumer, c’est un album qui vit, qui transpire, qui sent la sueur et la rage. Chaque titre est une montagne russe de tension et de libération. Ils nous embarquent dans leur folie. C’est hypnotique, c’est brutal, viscéral, jouissif.

Into Oblivion est, selon moi, une démonstration de force avec une classe monumentale. C’est gras, les textes sont incisifs et ça groove tellement que ça devrait être remboursé par la sécu pour soigner l’apathie.

Note de moi : 6/6 (et un abonnement illimité chez l’ostéopathe !)

La liste des morceaux ci-dessous :

1)    Into Oblivion

2)    Parasocial Christ

3)    Sepsis

4)    The Killing Floor

5)    El Vacío

6)    St. Catherine’s Wheel

7)    Blunt Force Blues

8)    Bully

9)    A Thousand Years

10) Devise / Destroy

Et si tu veux les voir en France, et bah, il va falloir attendre la saint Glinglin car, pour je ne sais quelle raison, ils n’ont aucune date d’annoncée pour le moment dans l’Hexagone. Est-ce la peur de l’attaque des Saint-Nectaires géants évoquée par la confédération des veaux de France ou bien la température de l’eau à Saint-Tugen (message personnel à Randy : Je m’engage à te prêter la plus confortable et chaude des combis si tu viens surfer avec moi après ton concert en Bretagne cet été !)

Par contre, ont été confirmés, une flopée de gros festivals européens entre fin juillet et mi-août :

·       Wacken Open Air (Allemagne) : 1er août

·       Vagos Metal Fest (Portugal) : 5 août

·       Bloodstock (Angleterre) : 7 août

·       Alcatraz Festival (Belgique) : 9 août

·       Summer Breeze ou Reload (Allemagne) : 14 août

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