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Se jeter dans la foule pour la première fois : retour sur Ultra Vomit à Lille

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Ma première expérience en crowd-surfing.

Le 27 mars dernier, au Zénith de Lille, j’ai pour la première fois osé l’expérience du crowd-surfing !

Je ne saurais ni me rappeler ni vous raconter chaque instant précis du concert d’Ultra Vomit, mais une chose est sûre, ce que j’y ai vécu ce soir-là, je ne l’oublierai pas !

Un doute terrible.

Avant même d’arriver au concert, rien n’était évident, pas même sûr.

Pour la première fois dans ma petite carrière de photographe de concert, je me retrouve dans un terrible dilemme : une seule soirée, deux accréditations photos, deux concerts, un choix à faire.

Jusqu’au dernier moment, j’ai hésité.

Et finalement, portée par je ne sais quel élan, me voilà dans le métro direction le Zénith de Lille pour assister au concert d’Ultra Vomit. Convaincue que ce serait une expérience enrichissante à vivre, surtout dans une telle salle, et avec un tel groupe.

Je ne m’étais pas trompée !

Une ambiance aussi festive que chaotique.

Dès les premières minutes, le ton est donné : un public varié, enfants comme adultes, habituées comme curieux. De partout, ça chante, ça danse, ça rit, ça bouge dans tous les sens.

Un public en feu, dès les premiers instants, prêt à accueillir la tête d’affiche ! Le tout dans une énergie bon enfant, entre déguisements et second-degré.

On est bien loin d’un concert « violent » : ici, c’est le fun qui domine.

Une expérience pensée pour le live.

S’il y a bien une chose à retenir de cette soirée, c’est qu’Ultra Vomit n’est pas un groupe qui se consomme comme les autres.

Je connaissais leur univers de loin, ce mélange de métal et d’humour, sans forcément l’écouter au quotidien (ou l’apprécier à sa juste-valeur).

Mais en live : tout prend sens !

Entre les vannes, les interactions avec le public, les petits sketchs entre les morceaux, et une scénographie efficace (flammes, confettis, décors et personnages en tous genres), tout est fait pour créer une vraie expérience.

Évidemment, une petite mention spéciale pour « Je collectionne des canards vivants » (impossible de passer à côté) accompagné de confettis qui ont transformé la salle en joyeux chaos.

Première partie : une surprise marquante.

La première partie (musicale tout du moins), Celkilt, a été un vrai coup de coeur !

Allier cornemuse et violon dans un univers métal apporte une identité forte, presque envoûtante.

Sur scène, l’énergie est là (je n’ai pas compté le nombre de sauts de cabris que j’y ai vus), et le public répond immédiatement.

Une proposition originale, mais surtout parfaitement adaptée au live.


La soirée s’ouvrait également avec une première partie atypique, Harold Barbé, un humoriste mêlant stand-up et détournements musicaux, notamment autour de classiques du métal.

Un format original, qui participait déjà à installer l’ambiance décalée et humoristique de la soirée.

Le moment où tout bascule.

Et nous y voilà enfin..

Après des mois à y penser, à envier tous ces surfeurs que je voyais en concert.. Des mois à hésiter, la boule au ventre, sans jamais oser franchir le cap. Il aura suffi d’une belle rencontre, et d’encouragements de sa part, pour que ça y est : je me lance !

Sauf que, rien ne se passe comme prévu..

Un crowd-surfing.. plus compliqué que prévu.

Contrairement à ce qu’on imagine (ou, à ce que je m’étais imaginée tout du moins), monter en crowd-surfing n’est pas si simple.

Pendant de longues minutes, je vogue à travers la fosse, je tente..

Je demande de l’aide. Mais on refuse.

« Je ne peux pas te porter. »

« Non, pas ici. »

Frustration, incompréhension.

Ça avait l’air si simple pourtant ?

Jusqu’au moment où, enfin, quelqu’un accepte.

Puis deux, puis trois.

Et là, tout s’enchaîne.

Surfer (ou apprendre à lâcher prise).

Je décolle.

Et pendant quelques secondes, tout disparaît.

Le public n’est pas aussi chaud que je le pensais (pour ce genre de folies en tous cas). On a du mal à me déplacer. Je sens même mon corps redescendre, mes pieds presque atteindre le sol.

Puis au dernier moment, on me rattrape. On me relance.

Et c’est reparti !

Portée par la foule, sans toucher le sol. Je finis par rejoindre la sécurité aux barrières, qui m’accueille avec bienveillance, me guide et m’aide à redescendre.

Et là, je réalise. Je l’ai enfin fait !

Une expérience plus forte que le souvenir.

Il est clair que je ne pourrais plus vous citer chaque morceau. Ni détailler chaque moment du concert. Mais ce que je retiens : c’est l’intensité.

Les battements de coeur avant de me lancer.

Les tremblements après.

Et surtout, cette sensation d’avoir franchi quelque chose.

Alors, était-ce le bon choix, ce concert ?

Une chose est sûre, Ultra Vomit ne se résume pas à sa musique.

C’est une expérience collective, où l’humour, l’énergie et le public créent quelque chose d’unique. Un concert qui se vit, plus qu’il ne s’écoute. Une expérience que je ne peux que vous recommander de vivre au moins une fois dans votre vie !

Au-delà de l’énergie globale, certains moments viennent marquer plus personnellement également.

Depuis le pit photo, à quelques mètres de la scène, l’expérience prend une autre dimension. À un moment, le guitariste, Flockos capte mon regard à travers l’objectif. Il s’arrête, me fixe, et commence à enchaîner les grimaces, jouant avec l’appareil, avec moi, avec l’instant.

Un échange bref, mais qui résume parfaitement l’esprit du groupe : spontané, accessible, et toujours dans ce mélange de performance et de second degré.

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