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Suffocation : Les adieux de Franc Mullen

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Le temps passe si vite ! 30 ans se sont écoulés entre les débuts de ce band américain et le live proposé ici.

En 1988, Suffocation débute avec un chanteur qui va devenir, pour la plupart des connaisseurs, le premier homme à produire une voix aussi gutturale. Franck Mullen, tout juste 18 ans, va révolutionner le Death Metal. Suffocation va faire évoluer le style en alliant technicité et, surtout, brutalité ! Ainsi, 30 ans plus tard, la sortie de ce live arrive à nos oreilles. 

 Alors pour commencer, petit point mathématico-temporel. Vous vous dites en votre for intérieur que 1988+30=2018, et que fatalement, étant en 2021, il y aurait comme un souci. Live In North America relate en fait, en quelques 13 morceaux, la tournée magistrale de Suffocation marquant l’anniversaire du groupe, mais également les adieux de Franck au poste de frontman. Je suppose que dans la grande liste d’attente des albums à produire, à presser et à distribuer, Nuclear Blast a fait au mieux, ce qui a permis une sortie le 12 novembre dernier. Pour la petite histoire, je ne pense pas qu’ils se soient dit « on va le sortir pour Noël, ça va plaire aux gosses ». Par contre, si ça pouvait couper le sifflet de Mariah Carey avec son tube planétaire mais insupportable, je vote POUR immédiatement !

Pour revenir au contenu de ce live, je vais commencer par ma première impression : C’est drôlement audible! Je veux dire par là que le son est d’une clarté très agréable. Je m’explique : Quand je vais à un concert, je me retrouve souvent confronté à des réglages sonores spécifiquement goupillés pour me faire saigner les oreilles. Faut que ça envoie, on le sait bien. Et ça tombe bien car j’adore ça ! Du coup, lorsque que j’écoute un live en CD, mes vaisseaux sanguins sont prédisposés à ouvrir les vannes dans mes tympans. Et bien ici, surprise, pas de basses à outrance. Le chant n’est nullement couvert par des instrus surpuissantes. Par exemple, Breeding The Spawn possède une technicité qu’il est tellement sympa de conserver telle la ligne de basse de Derek Boyer.

Je ne suis pas grand connaisseur de Suffocation. Alors je suis parti matter la discographie avec en tête la volonté de connaître les titres choisis pour ce skeud. Quelle n’a pas été ma surprise de constater que de façon tout à fait disproportionnée, sur les 58 minutes du live chronométrées pour ces 13 morceaux, une grande majorité se situe dans les trois premiers albums du band américain, dont quatre qui appartiennent au seul premier opus, Effigy Of The Forgotten.

 Ainsi on peut venir découvrir ce live, distribué par Nuclear Blast, pour se manger une bonne claque avec l’énergie brute (et brutale) du quintet de Long Island, motivé par ce si émouvant moment qu’est le départ d’un membre. Le Frontman va manquer. Mais en attendant, il assure grave ! Ils ont, il y a 30 ans, grandement mis en avant le guttural et la brutalité du death metal. Live In North America ne laisse aucune surprise mais c’est sûrement, pour les puristes, un très, très bon live de Death.

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